jeudi 18 mars 2010

Philippe Séguin, après l'éloge, l'heure de la critique objective ?


Emotif, social, et perclu de contradictions, Philippe Séguin n'a pas laissé indifférent. Après le flot d'éloges post-mortem instrumentalisées par son camp, est-il temps désormais de porter un regard un peu plus lucide ?

Evidemment.

Vilipendé par la droite extrème, comme tout modéré en son camp, voila à mon avis le bilan qu'on peut en faire :

A porter à son crédit, son indépendance d'esprit (non feinte ou tactique ?), qui l'a conduit à prendre des positions courageuses :
- La défense de l'école laïque, du bouclier social, héritage gaulliste de l'esprit du conseil de la résistance,
- Son indépendance quand la cour des comptes critique les frasques de notre fantoche à l'Elysée
- Son raillonnement à l'internationnal, au BIT et pour les cours des comptes du monde et de l'ONU,
- Ardent défenseur du métissage et de l'enrichissement mutuel des peuples, ainsi que d'une modernité des moeurs (le PACS),

Au débit :
- Son souverainisme étroit, même si utile comme contre-pouvoir d'une Europe bureaucratique et libérale (cf. son discours pour Maastricht),
- Ses amitiés troubles avec des para-mafieux (Pasqua, le SAC, et d'autres)
- Ses trahisons, (mais est-ce finalement un crime en politique ? tout dépend la fréquence et la manière ?)

On retiendra de lui sa fibre sociale, et son dévouement de travailleur acharné pour la République.

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