samedi 14 octobre 2017

Transition énergétique : le problème de l'énergie est résolu !

27 JANV. 2014 - Médiapart - Article revu le 14 OCT 2017

A tous les stressés de l'environnement, détendez-vous !

 

Bonne nouvelle, le problème de l'énergie abondante est résolu pour des milliers d'années.

(Et donc le problème des matières premières)

Dommage que peu de scientifiques prennent le temps de l'annoncer. Trop politiquement incorrect ?

Accrochez-vous, ça va vous faire tout drôle.

Unis par la démarche scientifique, l'écologie, le social et l'économie sont indissociables. On ne peut donc sacrifier le financement de notre budget social (santé, éducation, sécurité) juste pour bâcler une transition énergétique aventureuse sans scénario solide et finançable. Et le pire serait de ne rien faire et de rester dans l'économie des énergies fossiles. C'est ce qui va arriver si on n'ouvre pas les yeux.

Certes la solution n'est pas ce dont vous aviez rêvé, mais c'est tout comme : un monde meilleur nous attend.

En Europe et ailleurs, il faudra ajouter de l'atome vert : recyclable, non proliferant, et à sécurité passive.

Car les économies d'énergie, même fortement encouragées, n'apporteront que 25% de gain au mieux, à périmètre constant. Et oui, l'économie ce n'est pas un monde magique : elle reflete les rendements des technologies connues et la population ne veut pas arrêter trop brutalement de se déplacer, de se nourrir, de se chauffer, de consommer. Bien sûr les populations progresseront grandement dans leur mentalité consumériste, mais elles voudront aussi profiter massivement des révolutions techniques.

Ce sont donc les pays "du Sud" qui poseront problème. Pas assez riches pour sortir des fossiles. Ils seront obligés de s'adapter... Donc souffrir grandement La mondialisation de l'énergie et le pic du pétrole va les fragiliser, les ruiner. Les fossiles non conventionnels seront chers vu leur EROI décroisant et la faible élasticité de la production sera incapable de produire à prix raisonnable (< 100 $ le baril). Il faudra donc les aider massivement en investissant au sud (jusqu'à 5% de notre PIB par an ?) si on veut éviter une migration démographique massive au 22 et 23 ème siècle, encouragée par le changement climatique. Ce n'est donc pas gagné politiquement tant l'égoïsme nous guide actuellement.

Il faudra produire différemment : moins de ceci, plus de cela.

Pourquoi la nécessité de ce choix du nucléaire en occident ? Car le nucléaire, ce sera deux fois plus cher que le charbon (75 € / MWh contre 35 environ), mais quand même trois fois moins cher que le maximum de 40% d'EnR intermittentes annoncé techniquement possible par EDF (donc en moyenne au mieux 200 €/MWh si on inclut le réseau et le backup de l'éolien et du solaire, et à CO2 constant). En tout cas au moins pour 50 ans, vu le délai  nécessaire pour une révolution technique généralisable (délais d'investissement, d'amortissement). Ce choix est donc le seul qui nous évite de tout simplement tomber en faillite et de renoncer à notre modèle social.

Donc la France doit baisser ses 70% d'énergie fossile :
1) en passant de 10 à 30% ses EnR chaleur
2) et de 17 à 40% son nucléaire pour laisser moins de 20% aux fossiles. Il nous reste 30 ans d'ici 2050 pour le faire. Ça urge.

Nous devons donc tous enquêter sérieusement, avec un esprit critique sincère et ouvert, se faire son opinion sur des bases rationnelles, pour voir si ce projet est justifié ou si une alternative REALISTE existerait. Moi je n'ai plus de doute après 5 ans d'analyses approfondies.

Alors unissons-nous pour accomplir cette mutation ? Cela semble la seule issue raisonnable. A part l'effondrement brutal, comme en Grèce mais puissance 10. Les pauvres sont toujours ceux qui payent le prix de leur ignorance.

Les 19 centrales actuelles seront donc pour moi évidemment remplacées par 22 centrales plus puissantes constituées d'EPR.

Cela résoudra en même temps de moitié notre déficit commercial annuel (70 Mds€/an) et permettra la relance de l'industrie par l'électricité bon marché et abondante. Et cela nous évitera en partie les prochaines crises géopolitiques que subiront les autres faute d'indépendance énergétique (l'Uranium est facilement stocké, et bien réparti sur la planète, dans des pays ayant peu de tensions militaires : Canada, Australie, Kazakhstan, etc...) Enfin on obtiendra la baisse nette du chômage et pourquoi pas la semaine de 32 heures !

Et si les tensions sur le pétrole baissent nettement, plus besoin de maintenir le conflit au moyen orient. Plus besoin d'armes nucléaires à terme. Plus de tensions avec la Chine et la Russie. Chaque pays sera relativement indépendant énergétiquement.

Et dès 2035 on construira une part croissante de surgénérateurs de 4eme génération plus modernes, économisant plus de 80% de matières fissiles, recyclées, et diminuant de 10 fois au moins la radioactivité et le volume des déchets. Cela fonctionne déjà dans le monde, et même industriellement comme en France ou en Russie. Fini le problème du combustible ! pour des milliers d'années ! Le Thorium, 4 fois plus abondant, ne s'imposera que plus tard, quand on en aura besoin, (vers 2080 ? car l'amorçage du combustible et la robotisation pour faire face aux rayons gamma sont pénalisants économiquement pour cette industrie. L'inertie capitalistique d'une nouvelle filière est forte (études, REX, formation...) Ce retard, n'a rien avoir avec une quelconque dépendance au nucléaire civil désormais. (Quant à la fusion nucléaire elle n'est probablement pas pour avant 2200 au moins à grande échelle, pas d'urgence. Car elle sera très onéreuse au MWh pendant longtemps.)

Le problème de l'énergie est donc résolu.

Le stockage des déchets ne pose plus de problème non plus. Ils sont vitrifiés pour suffisamment longtemps pour que la radioactivité ne soit plus nocive quand ils se désagrègeront (des dizaine de milliers d'année : les verres volcaniques étant stables depuis des millions d'années, la couche d'argile de Bure aussi).

Même la sécurité liée aux très rares accidents est raisonnablement acceptable vu les réels dangers observés à Fukushima ou même à Tchernobyl. Respectivement entre 1 semaine et 1 mois de morts du tabac pour la France à l'échelle de la planète. Autant dire rien. Ne pas dépasser 20 mSv au dela de 10 km d'une centrale lors d'un accident évite absolument tout cancer à long terme. La dilution est telle avec la distance  que la dangerosité décroit très rapidement avec la distance. On ignore grandement le seuil de nocivité réelle de la radioactivité. Nous y sommes adaptés à faible dose depuis des milliers d'années tant qu'évite de l'ingérer. Large méconnaissance de la science. Espérons qu'il n'y ait plus d'accident mais même si cela arrive, l'évacuation et le confinement des populations pour quelques jours suffit. Et il y a 99,99% de chances que la double enceinte de 1 mètre de béton, ainsi que les filtres à sable nous évitent tout rejet majeur. Seule la psychose nous menace. Comprendre l'évite. Pédagogie, nullement propagande.

Et le prix ? Une centrale coûte environ 5 milliards d'euros en série. Son extension pour 10 à 20 ans : entre 0,5 et 0,9. Son démantèlement complet : entre 0,4 et 0,8 Mds € au pire (grâce à l'homogénéité de notre parc). Cela a été grandement prouvé aux USA. Aucune difficulté technique, aucun impact financier majeur, les centrales actuelles rapportent bien assez, juste prendre son temps pour déconstruire, pour éviter les dépenses, 30 ans suffit.

En fait, les EnR électriques sont beaucoup trop polluantes à MWh égal (usage extensif des matériaux, de l'énergie grise), trop chères, trop intermittentes pour un réseau dont on sous-estime largement les contraintes, j'exclus bien sûr l'excellent hydro, mais limité).  Seules les EnR chaleur sont vertueuses en Europe : pompes à chaleur, un peu de géothermie quand c'est possible (flux limité), solaire thermique dans le sud, biomasse (mais quantité limitée contrairement aux rêves de Negawatt, bien compris par Négatep de l'ONG www.SauvonsLeClimat.org).

L'hydrogène, elle, gaspille 80% d'énergie pour être utilisée, et n'est qu'un support , pas une énergie. Elle pourra  au mieux doper les agrocarburants de 2eme génération pour alimenter les avions et les bateaux. Les voitures d'avenir seront électriques (rechargeables, hybride ou pas).

Donc il faut choisir : ce sera Gaz + fossiles non conventionnels + EnR 

ou nucléaire + EnR. Pour ma part j'ai choisi.

Ce n'est pourtant pas compliqué la réalité, il suffit juste de l'accepter même si elle ne nous plait pas.

Résister nous enterre, l'anticiper nous sauve.

Les Verts s'y résolvent doucement. La Cour des Comptes vient de l'expliquer. Le PC le sait depuis longtemps, la droite aussi. La gauche criminelle en fait son marqueur de clivage.

Biais cognitif quand tu nous tiens ! ;-)

http://bretteleblog.blogspot.fr/2013/10/exploration-ecolo-psychologique-les.html

mercredi 4 octobre 2017

Dominique Bourg un visionnaire qui ne voit pas assez loin.

L'émission de France Culture "Matière à penser" de Dominique Rousset s'attaque aujourd'hui au futur.

https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-penser-avec-dominique-rousset/penser-le-futur-en-democratie


Sans prétendre rivaliser avec l'érudition d'un Dominique Bourg, je pense qu'il convient de dénoncer certaines dérives dans son discours.

En effet, ce brillant esprit cite par exemple Jonas :
"L'Homme est le pire ennemi de l'Homme" sans dire qu'il est surtout le meilleur ami de l'Homme... Cf les progrès sociaux.

"L'écologie est anti-science. Mais
moins en Allemagne". Pourquoi ? L'Energiewende prouve que la promesse de réduire massivement le CO2 n'est pas scientifique. Sue la biomasse importée est nuisible. L'écologie allemande est pire que la française (qui compose avec l'électro-nucléaire et se méfiait du gaz) et néglige totalement l'intermittence électrique. Elle nous égare dans le domaine de l'environnement.

"Désormais, ce qu'une génération peut faire une autre ne peut le défaire". Oui mais à propos de l'énergie, cela fait exception. Les fossiles peuvent être remplacés "un pour un" en ménageant le droits des pauvres à se développer. La révolution du recyclage fissile nous a ouvert toutes grandes les portes de l'énergie presque infinie.

Il cite "Bruno Latour : on doit aimer le monstre, on n'a rien à dire".
N'est-ce pas manipulatoire que de le réduire à cela ?

"J'ai beaucoup d'affection pour André Gorz qui disait en 2000 : le changement climatique, je n'en n'ai rien à faire". Sans commentaire. Qui sait s'il ne confirmerait pas de nos jours...

Si sa proposition de "Chambre du long terme" est intéressante, elle se propose de retirer aux scientifiques la légitimité de guider la société, pour l'offrir aux ONG, lieu des plus grandes confusions intéressées par l'idéologie, l'audience et les dons.

"Si on est à 3°C en 2100, on sera à 5°C pour des millénaires." Oui, mais pas forcément. Le GIEC étudie un nouveau scénario, celui du GISOC, qui épargne les matières premières et les espaces de vie.
Et qui peut aboutir à des émissions négatives.

"Si on détruit la biodiversité, il faudra des milliers d'années pour la reconstituer." Oui mais n'est-elle pas protéiforme ? On peut regretter que la grande faune, zoo distrayant de l'humanité, disparaisse en partie, mais quelle est sa légitimité morale à subsister totalement ? La nature a-t-elle jamais été morale ? Ceci dit, il est encore temps d'agir, heureusement.

"La société est déchirée (Pierre Rosanvallon)". Oui mais Dominique Bourg la déchire un peu plus en entrainant les populations peu scientifiques vers des faux diagnostics et donc des fausses solutions. L'éco-modernisme est un courant de pensée qui semble bien plus prometteur.

"Décarbonation: on peut l'entendre de façon hyper-capitalistique, ou on peut l'entendre [par la décroissance] en remplaçant les fossiles par des énergies renouvelables."
Non, cette tentation infantile de se ruer vers la sainteté animiste des "éléments naturels" se heurtera aux lois de la thermodynamique. Seul le capital peut avoir les moyens d'agir.

"On souffre déjà de canicules, les difficultés ont déjà commencé". C'est bien de vouloir mobiliser, mais c'est erroné et prématuré. L'effet réel est encore mineur. Au dessous de 30 ans on ne peut conclure. Or les canicules, inondations et tempêtes varient encore très peu. Cela mettra un peu de temps...

"Quels pays avancent plus vite que nous ? Aucun."
Quel élipse de ne pas rappeler que l'Allemagne avance 10 fois moins vite que nous sur le CO2 depuis 1974...

"USA est le contre exemple absolu". Encore une idée reçue : en remplaçant son charbon par du gaz, elle avance vite, et Trump n'est pas toute l'Amérique.

"On me traite de technocrate". Celui ci devrait justement être agnostique sur les techniques. M. Bourg est gnostique.

"L'environnement c'est contraignant pour chacun de nous." Adepte de l'écologie punitive...? Faire le plein de ma zoé 3 pour 10€ de nucléaire, est-ce punitif ? Le chauffage électrique également ? Voler aux agrocarburants 2G Fischer-Tropsch ?

"L'Eco-village d'Agen, semble l'avenir. Comme la permaculture". Ce discours new age encensant les micro-solutions  ignore la science physique et est donc dangereux. Si la spiritualité peut effectivement ralentir l'attrait du marketing, elle ne fabrique pas les tambours des machines à laver ni évite d'aller visiter ses parents, ou d'aller découvrir le monde.

"Le Biosourcé explose de partout." Aucun chiffre, aucun factuel. Ce rythme est sans commune mesure avec l'enjeu.
Effectivement les matières premières devront être davantage recyclées et ce sera plus cher...

"L'Inde et la Chine vont faire beaucoup mieux que les NDC de la COP21, c'est extraordinairement positif." Non, pas tant que cela. Les objectifs NDC étaient tellement bas, en quoi est-ce étonnant ? Un chiffre ?

"On est en train de passer la vitesse supérieure." En quoi ? En important du photovoltaïque de Chine ? Non, c'est mineur vu l'enjeux climatique. En disant cela on accrédite que 100 GW ne serait pas indispensable pour tenir le facteur 4 en CO2. Dominique est dans le déni. Complice du staru quo, il ne fait pas le deuil du décroissantisme et refuse que la technique corrige la technique. Ce n'est pas le comportement individuel qui pourra faire la différence.
L'échange chrématistique est dévoyé ? Ne s'épanouit-il pas ?

"La géo-ingénièrie ce n'est pas de la science." Faux, elle affirme justement qu'elle n'est pas mature mais que la reforestation l'est et peut participer à la mitigation.

"Si on on agit sur un levier on destabilise tout l'ensemble". Sans argument, c'est réducteur. Le projet du #GISOC prouve le contraire que la technique moderne qui pourra remplacer la technique archaïque (le charbon). Comme l'électricité a remplacé la lampe à huile.

"On interagit avec la nature, on ne la maîtrise pas." Si c'était le cas, on ne serait pas 7 milliards d'humains à vivre plus confortablement et bientôt 80 ans.

"Expérimenter, c'est la solution. Être ouvert d'esprit est la clé". Oui mais à condition de disposer d'un plan crédible, non idéologique... Ce n'est pas ce qu'il nous fait entendre.

lundi 31 juillet 2017

Ma première visite au Festival d'avignon : le cru 2017



Première expérience pour moi au Festival d'Avignon : en 2017 !

Pour ceux qui y sont allé, partageons nos souvenirs ?
 

Que de pièces variées !

Le jeu des comédiens toujours impeccable, les salles de qualité, la ponctualité toujours respectée, les prix très raisonnables. 

LES BONS THÉÂTRES : où on peut revenir l'année prochaine vu l'exigence remarquable des programmateurs : Chêne noir, Essaions, Petit Louvre, Halles, Oulle (grand public), 3 soleils

En gras les pièces que j'ai vu, en non gras celles vues aussi par mes comparses.

1) Mardi 18 juillet
Th du Chêne Noir
"Ombres sur Molière"
MS Dominique Ziegler

 
2) Pandora Ma Me Je-cher
"Fork"
(a cappella pop rock) 

 
3) Mercredi 19 juillet
Th des Carmes NDBR
"La violence des riches"
MS G Baillard

 
4) Th Chêne Noir
"Au bout du monde"
MS Mesguish


5) Th des Corps Saints
"Mémoires d' Hadrien"

 
6) Coll de la Salle
"Les mangeurs de lapins remettent le couvert"
Prix du Off 2014
MS Alain Gautre 

 
7) Collège de La Salle
"La Tempête" de Shakespeare
MS Médhi Bernabdelouhab

 
8) Jeudi 20 juillet
"Albatros"
Moi, Alfred Dreyfus
MS Gilbert Ponte 
Joel Abadie

 
9) Th des Halles
"Dans un canard"
(dérives du monde de l'entreprise)

 
10) Th Petit Chien
"Psycause 2"
MS Josiane Pinson
Monologue.
 
11) Th des Carmes
"Argent pudeur et décadence"

 
12) 21/07
Th 11 Gilgamesh
"Elf - La pompe Afrique"
Nicolas LAMBERT
Monologue.
 
13) "Cagole Blues"
Julia.
 
14) Th du chêne noir
"La promesse de l'aube"
de Romain Gary
Monologue.

15) Théatre Essaions
"Kiki Montparnass"

 
16) Samedi 21 juillet
TH des Halles
"A 90 degré"

 
17) Th de l'Essaio
"La vie est belle"(cf le film de Franck Capra)
MS Stephane Daurat

 
18) Les 3 soleil
"Meilleurs alliés"
(Churchill D Gaulle)
MS JC Idée

 
19) Th de l'Oulle
"Classique instinct"
(htbois, guitare, violon, accordéon, perc, contrebasse)
MS Eric Bouvron
Molière 2016 th privé+ Ziegel

 
20) Dimanche 23 juillet
Le Petit Louvre (Templiers)
"Le roman de Mr Molière"
D'après Boulgakov 
MS Ronan Riviere
 
21) Le Petit Louvre
"Les Pâtissière"
MS Nabil el Azan


22) Th du Balcon
"Les règles du savoir vivre"

 
23) Th Essaions
"Barber Shop"



24) Th du Balcon
"Night in white Satie"
(vie et œuvre de Satie)
MS: Pierre Note

 
25) Lundi 24 juillet
Th des Doms
"L'avenir dure longtemps" (L. Althusser)
MS : Michel Bernard
Angelo Bison

 
26) Le Petit Louvre (Templiers)
"Déshabillez mots", nvle collection
Leonore Chaix et Flor Lurienne
MS : Marina Tomé

 
27) Le nouveau ring
"Le dernier chant"
(adapté "dernier champ Tchekhov", nouvelles, correspond femme. ).
MS: E Ray, F Moiny, M Pichot

 
28) 11 Gilgamesh
"1336"
De la grève des Fralibs.
 
29) Mardi 25/7
TH Essaion
"Rhinocéros"
MS : Stephane Daurat

 
30) Th de l'Oulle
"Marie Tudor"

 
31) Th du Passage Teinturier
"Nana"
 
32) Th du Chêne noir
"Radieuse Vermine"
3 comédiens, qui emploient des méthodes plus que douteuses pour refaire leur maison.
 
33) Mercredi 26/07 : 11 Gilgamesh
"Fission"
Nicolas LAMBERT
(Pièce pas antinucléaire)
 
34) Th Actuel
"Politiquement correct "

35) Th de l'Oulle
"Garden Party"
(CNRS - sur les élites et la bourgeoisie)
MS cie 8

 
36) Espace Roseau Tinturier
"Ma grammaire fait du vélo"
Monologue

37) Th de la Carreterie
"Question de vie et mort" avec Vladimir Jankelevitch
(philo musique piano)
MS: Avner Camus Perez

38) La Luna
"Pompes funèbres" 
Bemot
Comédie de Boulevard
 
39) La Luna
"Un rapport sur la banalité de l'amour"
(Heidegger Arendt)

 
40) Th du Petit chien
"Modeste proposition en faveur d'un cannibalisme raisonné."

 
41) Vendredi
3 soleils
"Le cas Martin Pich"

 
42) Th Passage
"Antigone"

 
43) Th du Roi René
"Les Divalalas"

 
 Fin


dimanche 30 avril 2017

La lutte pour l'équité ne doit pas empêcher la gratitude.

Sommes nous ingrats ?

Ce que nous recevons, l'a-t-on mérité si on ne sait en apprécier et en reconnaitre le prix et la provenance avec humilité ?

Boire de l'eau, potable.
Avoir un toit, se vêtir. Se laver.
Se nourrir, se chauffer. Se soigner.
Se déplacer, en sécurité.
Se cultiver, accéder à la connaissance en devenir, aimer et être aimé. Transmettre.

Qui s'en réjouit encore ? Qui sait les sacrifices de nos ancêtres, de nos ainés ?

Qui ose éviter le regard sidéré de nos frères miséreux au sud sur les enfants gâtés que nous sommes le plus souvent ?
La mémoire est courte. Les inégalités nous donnent-elles le droit d'oublier ? L'ignorance et la haine nous envahissent. Luttons. Cette dette nous oblige. Chacun avec ses moyens. A respecter et faire grandir.

Certains réfléchissent à la question ici dans l'entreprise :
https://www.cairn.info/revue-gerer-et-comprendre1-2008-3-page-53.htm

D'autres sont tiraillés.
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/L-Ingratitude

A méditer ?

mercredi 15 mars 2017

Pourquoi la Transition Energétique d’En Marche doit-être améliorée ?

 Réaction à l'article suivant : "Pourquoi la Transition Energétique d’En Marche est-elle la bonne ?"

https://medium.com/@florian.condamine/pourquoi-la-transition-energ%C3%A9tique-den-marche-est-elle-la-bonne-a05ef06bf1d6#.acnxiph6k


Bravo pour cette lucide priorité sur la baisse des fossiles et pas du nucléaire.

Effectivement c’est un projet meilleur que le projet du duo Hamon / JLM.

Mais plusieurs remarques semblent nécessaires :

1)      Il manque un principe qui nous protégera contre les excès passés :

Les EnR prétendent être compétitives et devront désormais assurer leur propre disponibilité et intégrer par la loi le prérequis d’un stockage associé à tout déploiement d’éolien. (*)

Sinon, une TE économiquement viable ne pourra réussir et 2022 sera le même échec que le fut 2017 pour Hollande avec la même TE : pas de baisse rapide des 70% de fossiles.

Sans ce garde-fou, on vendra souvent à prix négatif ou à piètre prix une électricité au moment où elle ne vaut rien car trop abondante en Europe, et cet effondrement des prix ruinera les investissements sur les moyens pilotables décarbonnés..
C’est scientifique même si ce n’est pas très électoral... Ce qui l’est ce sont les EnR chaleur qui doivent devenir la priorité dans les renouvelables.

2) Je cite : "Le nucléaire doit impérativement baisser en %"

Oui seulement si sa part augmente au-dessus des 17% actuels dans l'énergie finale. Sinon non.

EM doit donc relever d'ici 2018 le seuil des 63 GW nucléaire à 100 GW EnR et 100 GW nucléaire (50/50). Le transsfert d'usage entre fossiles et EnR + nucléaire ne doit pas être verrouillée par les Verts.
Dans le cas contraire, MLP progressera électoralement car les faits économiques sont têtus. L’intermittence grandissante pour l’électricité en Europe est une impasse bien connue des énergéticiens..

3) Ce qui coûte dans l'arrêt de Fessenheim et des réacteurs suivants, ce n'est pas le démantèlement, déjà provisionné sur 40 ans, c'est la perte de chiffre d'affaire et l'absence d'anticipation dans le provisionnement de la construction des suivantes. La précarité énergétique nous commande de n'augmenter que de 25% en 2050 (190 contre 150 €/MWh) le prix de l'énergie et pas de 100% et plus comme en Allemagne. (300 €/MWh, bientôt 400 pour baisser le charbon.)

4) La « Géothermie » chère à JLM est citée sans quantité factuelle.

Pourtant elle n’est pas du tout rentable vu les flux de calories disponibles autrement qu'en surface grâce au soleil. Comme ce qui compte c’est d’optimiser le coût du CO2 évité, mieux vaut se chauffer avec d’autres EnR plus rentables (PAC, Solaire thermique, inserts à bois,...) et à l'électro-nucléaire deux fois moins cher et consacrer ces milliards de taxes à l'écologie efficace : la baisse des particules et du CO2.

5) "Seuls les fossiles et l'hydrogène permettent de moduler le vent" ?
Faux.
Contrairement à l’intuition, le nucléaire bien conçu chez nous module bien mieux la production que les fossiles. (meilleures fonctions d’inertie).

6) "L'isolation va réduire l'électricité en France"
Elle réduira d'abord le fioul/gaz et c'est  heureux. N'en déplaise à Poutine, Trump et Engie.

7) Rien sur les transports ?

Bref, on progresse par rapport à Hamon, pas à Hollande/Aubry.
 

Mais EM est pragmatique et une fois élu, il aura le choix d’améliorer sa copie et d'emprunter le bon chemin.



  (*) http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/livre-blanc/stockage-energie-dimensionner-40929/

jeudi 22 décembre 2016

En Marche vers une école rénovée et plus humaine ?

http://www.leparisien.fr/boulogne-billancourt-92100/le-mouvement-d-emmanuel-macron-vient-parler-education-a-boulogne-20-12-2016-6478683.php

Invités : 

Eric Charbonnier, économiste,  (Spécialiste du PISA voir site ici)
Pour consulter le diaporama de la conférence : cliquer ici
Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France
Elisabeth Zeboulon, directrice générale de l’école active bilingue Jeannine Manuel.et
Eric Mestrallet, fondateur de l’association Espérance Banlieues, (voir la controverse ici sur son idéologie)

Ce dernier invité, peut faire polémique, vu qu'En Marche peut être instrumentalisé s'il n'éclaircit pas ce que "Libéral" peut induire sans la garantie suffisante de l'Etat. 
On est alors loin de s'engager dans la modernité psychosociale (voir le modèle scandinave ici)


REPLAY : 
A part le début non enregistré, voici comment réécouter la fin ici. (mettre des oreillettes pour bien entendre)

 

Mon résumé du débat du mercredi 21/12/2016 pour En Marche à Boulogne-Billancourt

A) A noter une intervention dans le public d'une professeure de l'enseignement public qui ne partage pas cette perspective d'une école à deux vitesses :

a) une école privée 
- qui refuse les élèves difficiles (est-ce légitime ?) 
- dispose de droits pour le choix de ses professeurs que le publique n'a pas
- où la religion impose ses valeurs parfois archaïques sans réelle alternative pour les parents (cf le lien déjà mentionné ci dessus)

b) une école publique qui assume le droit à l'école pour tous, avec des moyens réduis.

Posons nous la question pourquoi l'Education Nationale n'ose pas mener ce genre d'initiative dans les banlieues difficiles ? "L'autonomie" prônée par EM va-t-elle libérer ces blocages ?


B) Voici les enseignements à tirer des déclarations entendues pendant le débat :

1) "Le nombre d'heures (la "quantité") compte moins que la "qualité" de ces heures". 

Exemple : La Finlande retient moins longtemps ses élèves mais a de bien meilleurs résultats. La formation, la pédagogie et la relation avec les parents semble faire toute la différence.

2) "Les instituteurs ont le choix entre des méthodes qui marchent et des méthodes qui ne marchent pas." 

Normal ? 
Et ce qui compte en fait c'est la qualité de mise en œuvre, pas seulement la méthode. Exemples : l'investissement de l'enseignant, sa formation approfondie sont capitaux; et l'écran est moins efficace que l'inter-personnel. 

3) "Une seconde langue développe le cerveau et n'est pas seulement utile socialement". 

Proposition : Généralisons 2 jours de cours en anglais par semaine ?

4) "Il n'y a pas de "chef d'établissement" en primaire pour organiser l'enseignement".

Une hérésie à réformer ?

5) "Les professeurs ont peur d'être jugés. Ils ne poussent pas assez pour le travail en équipe". 

6) "PISA : La France est le pire pays pour l'appréciation des élèves envers les professeurs et pour le maintien des inégalités."

"Canada, GB, savent faire. L'Allemagne ne savait pas, elle s'est mobilisée avec succès en seulement 10 ans."

7) "Les réformes incessantes et contradictoires sans vision sur la durée amenuisent notre performance"

A quand une politique concertée, trans-partisane, qui soit suivie dans le temps ?

8) "L'autonomie" prônée par EM implique en fait : initiative, responsabilisation, évaluation. 

9) "L'implication des parents et de la société doit se développer." 

Former à une meilleure parentalité dans les milieux défavorisés est sous développé et vital pour la réduction des inégalités. Qu'attend-on ?


NDLR : Ces questions font écho au débat que nous avons organisé en 2012 au sein de l'association In Vivo : réécouter ici

samedi 17 décembre 2016

Nucléaire et EnRe : complémentaires ou concurrents ?


Un paragraphe publié par la SFEN semble déroutant pour un écomoderniste, sans précision complémentaire : 

http://www.sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/nucleaire-et-renouvelables.pdf 

Vu sur :
http://www.sfen.org/fr/les-publications-et-travaux

Citation :

"Les énergies bas carbone, nucléaire et renouvelables, sont complémentaires. 

• Le parc nucléaire français est un socle qui permettra aux énergies renouvelables intermittentes de se développer dans toute l’Europe de l’Ouest : il fournit de l’énergie sans CO2 
en continu et assure la sécurité d’alimentation du système à tout instant. 

La plupart des réacteurs nucléaires en exploitation peuvent ajuster jusqu’à 80%, à la hausse ou à la baisse, leur puissance en 30 minutes, permettant de compenser les variabilités sur le réseau et de valoriser au mieux la production d’électricité renouvelable."

Qu'en penser ?

ONG et industrie : des objectifs différents mais complémentaires.

Comment comprendre que la SFEN cautionne une usure prématurée des réacteurs et un effondrement de sa rentabilité par baisse de son facteur de charge ? Réponse personnelle sur le fond :

Dans le scénario que propose Sauvons Le Climat, en 2100, on aura dans le monde 50% de nucléaire et 50% de renouvelable dans le mix énergétique mondial (1)  Il y a donc bien complémentarité. Le problème, spécifiquement français, est le poids idéologique des productions d'électricité  renouvelables intermittentes qui sont, depuis le début, des machines de guerre anti-nucléaires. Il faut savoir faire des différences selon les zones géographiques.  La production d'électricité solaire est parfaitement justifiée dans les pays fortement et régulièrement ensoleillés (Afrique, Inde). La mobilité sera certes assurée largement par l'électricité, permettant d'ailleurs par là un stockage de l'électricité de court terme, adaptée, là encore,  à l'utilisation du solaire. Mais il est probable qu'une part de la mobilité sera assurée par les biocarburants de 2ème génération, le biogaz et l'hydrogène (combien ? qui peut le dire...). La production de chaleur pourra certes être assurée par l'électricité, mais, aussi, par la géothermie de haute et basse enthalpie, la biomasse et le solaire 

En ce qui concerne la SFEN, elle dit qu'un développement de l'éolien et du PV ne conduit pas automatiquement à une diminution du nombre de réacteurs. Il s'agit de constater que ce développement ne nécessite ni l'arrêt de centrales nucléaires, ni la mise en œuvre de centrales à gaz pour gérer l'intermittence (dans une certaine limite, bien sûr). Évidemment, il se traduirait par une baisse du facteur de charge du nucléaire, ce qui est absurde économiquement; mais serait-il préférable d'arrêter définitivement des réacteurs en les remplaçant par des centrales à gaz fonctionnant à temps partiel ? La SFEN est une association professionnelle et doit défendre l'intérêt des industriels du nucléaire dans le cadre légal. Si elle a son mot à dire comme les autres association dans la phase d'élaboration de la loi (par exemple de celle de la LTECV), elle a, une fois la loi votée, la tâche de gérer celle-ci selon son impact sur l'industrie nucléaire. Si la loi change bientôt, sa position en sera simplifiée.
SLC n'a pas pour objectif la défense du nucléaire, du gaz ou des ENR, il a pour objectif de diminuer les émissions de GES au moindre coût, et, par conséquent, ne peut se satisfaire d'un développement inutile et ruineux de l'éolien et du PV en France. Dès qu'une EnR est compétitive sur un territoire, externalités incluses, SLC l'intègre prioritairement dans ses préconisations. (Actuellement les EnR chaleur et parfois l'autoconsommation PV si le rendement et le CO2 de l'énergie grise le permettent).
D'une certaine façon SLC et la SFEN sont complémentaires. 

(1) : https://sauvonsleclimat.org/nucleaire-et-changement-climatique/35-fparticles/1938-nucleaire-et-changement-climatique.html 

Le lien vers l'étude détaillée en anglais :

http://www.sauvonsleclimat.org/how-much-can-nuclear-energy-do-about-global-warming 

Voir aussi la vidéo :

#HervéNifenecker : "L'énergie nucléaire peut-elle limiter le réchauffement climatique ? (1/2)" https://t.co/SqtsocGU9J #MessageSupplyN